À toi, Jean-Paul...

C'est l'ultime étape pour toi mais l'humanité te veille.

MERCI de nous avoir appris à vivre par ta parole forte,

vibrante et par ton silence merveilleux de ces derniers jours.

MERCI de nous apprendre à mourir

en restant lucide jusqu'au bout,

dévoré par la souffrance mais rempli d'espérance.

MERCI d'avoir pardonné à ton bourreau :

ce fut ton plus grand geste.

MERCI d'avoir rassemblé à Assise

toutes les religions de monde

pour leur dire simplement: "Ensemble, prions".

MERCI d'avoir défendu avec acharnement

les plus petits de nos frères et soeurs opprimés,

exclus. Les droits de l'Homme,

tu les as défendus comme aucun pape ne l'a fait.

MERCI, enfin, d'avoir su être un homme de paix ;

j'emporte l'éclat étincelant de ton regard

qui a croisé le mien au Vatican et à Lourdes :

j'avais l'impression d'être pour toi

la personne la plus importante au monde.

C'est ça, les droits de l'Homme,

quand on sait par un seul regard

qu'on est aimé comme un être unique.

Tu ne seras pas là avec nous à Cologne.

Ton successeur nous y accueillera.

N'aie crainte, la jeunesse du monde

emporte ton souffle d'espérance dans son coeur :

la vie de la Terre continue,

ensemencée par les graines d'Amour

que tu as inlassablement semées.

Les fleurs de la foi fleuriront

sur les pas de celui qui, incontestablement,

suivront tes traces avec un autre charisme

mais avec le même Christ."

Guy GILBERT -
1er avril 2005 à 20 heures

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