MERCI de nous avoir appris à vivre par ta parole forte,
vibrante et par ton
silence merveilleux de ces derniers jours.
MERCI de nous apprendre à mourir
en restant lucide jusqu'au bout,
dévoré par la souffrance mais rempli d'espérance.
MERCI d'avoir pardonné à ton bourreau :
ce fut ton plus grand geste.
MERCI d'avoir rassemblé à Assise
toutes les religions de monde
pour leur
dire simplement: "Ensemble, prions".
MERCI d'avoir défendu avec acharnement
les plus petits de nos frères et
soeurs opprimés,
exclus. Les droits de l'Homme,
tu les as défendus comme
aucun pape ne l'a fait.
MERCI, enfin, d'avoir su être un homme de paix ;
j'emporte l'éclat
étincelant de ton regard
qui a croisé le mien au Vatican et à Lourdes :
j'avais l'impression d'être pour toi
la personne la plus importante au
monde.
C'est ça, les droits de l'Homme,
quand on sait par un seul regard
qu'on est
aimé comme un être unique.
Tu ne seras pas là avec nous à Cologne.
Ton successeur nous y accueillera.
N'aie crainte, la jeunesse du monde
emporte ton souffle d'espérance dans son coeur :
la vie de la Terre continue,
ensemencée par les graines d'Amour
que tu as inlassablement semées.
Les fleurs de la foi fleuriront
sur les pas de celui qui, incontestablement,
suivront tes traces avec un autre charisme
mais avec le même Christ."
Guy GILBERT -
1er avril 2005 à 20 heures