Aime

Nous ne sommes ici que simples locataires,
Cette grande terre n’appartient à personne,
Alors pourquoi toutes ces frontières
Qui divisent les hommes ?


Il y a des trésors plus dignes que l’argent
Riche de rien
Pauvre de tout
C’est le lot de la plupart des gens.


Je ne voudrais plus d’odeur de guerre
Mais des senteurs de paix
Détruire la misère
Décortiquer la peur,
Afin que nos frères
Oublient les heures.


La vie, la mort c’est temporaire
Tu es de passage sur terre.
Les fruits que j’ai volés au jardin de tes lèvres
Ce sont les fruits de la passion.
Cette vie est bien trop brève
Pour que tu me dises « non » !


Un arc-en-ciel de délire est en moi
Je sais, qu’il ne durera pas
De la vie à la mort
Il y a toujours des supplices
Aucun de nous ne s’y soustrait
Et il faut bien des sacrifices
Pour conjuguer le verbe « AIMER »

Arlette Février-Muzard

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Arlette
poétesse française