
Belle tu serais si...
Un soleil, entre deux tours en béton,
C’est ce que j’ai vu à l’horizon
Dans un lit de brouillard et de fumée,
Doucement et tristement, il est allé se coucher.
De la fenêtre de ce petit pavillon,
Juché sur les hauteurs du plateau d’Avron,
De mes pieds à l’horizon,
Toute cette nature n’est que béton.
Pauvre soleil, tu as beau essayé de briller,
Pour donner à cette terre une vie de qualité,
L’Etat et les industriels, ils s’en foutent,
Seul le manque d’argent, ils retoudent.
Un jour, ils s’apercevront de leur erreur, mais sera trop tard,
Car la nature elle aussi en aura marre,
D’avoir subi pendant des centaines d’années,
Cette salissure, cette pollution qui aura tout abîmé.
Dans ma région, il y a un soleil,
Toute la journée, c’est une pure merveille
Le soir sur la mer, il rayonne de tous ses feux,
Et tôt le matin, il se lève heureux et glorieux.
Jean Claude Rouland
poète français
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