Mon cœur lassé de tout s’abreuve d’ espérance.
Il n’ira plus, pantelant, taquiner le sort.
Redonnez-moi seulement un peu de mon enfance
Fragile abri ou, naïfs on ne connaît pas le doute ..
En suivant l’étroit sentier d’ une obscure vallée
Des alignements regorgeant de bois exotiques
Inscrivent sur mon visage leurs ombres fantomatiques.
Empreints de silence, ces arbres inspirent respect.
Là, deux ruisseaux émergeant sous l’arcade de verdure
Traduisent les méandres et contours du vallon.
En mêlant leurs murmures au chant des oiseaux
Ils entraînent , déposés là, quelques vermisseaux.
L’Inexorable temps de ma vie s’écoule
La beauté du lieu tempère les souffrances
Cependant l’amertume s’est emparée de mon être
Qu’importe le soleil, je n’attends rien des jours
Impressions dépression, peut-être un jour amour . ?
Janine Loisel