Elle est là, à l’intérieur de moi, harmonisée d’authenticité et de beauté, m’offrant une Nature inspiratrice de générosité ; m’invitant à accueillir joyeusement :
Ce rayon de soleil qui inonde la maison, se faufilant entre les dentelles pour dessiner ses arabesques et me remplir de gaieté.
Cette indiscrète pleine lune qui du coin de la fenêtre, s’infiltre dans notre nid duveteux pour épier nos ébats amoureux.
Cette brume du matin qui dégage à profusion l’odeur de l’herbe coupée et du muguet perlé de rosée.
Ce crépuscule empourpré qui délave ses dorures dans un firmament violacé.
L’intermittente lueur des lucioles qui perce la nuit de ses émeraudes étoilées.
La plainte serinée de l’engoulevent, qui erre nonchalamment dans la tiédeur des soirées.
Ce concerto aphrodisiaque des grenouilles, excitant ma sensualité les soirs de mai.
Le chant des cigales scandant l’invitation à la douce flânerie.
Le clapotis de l’eau fraîche du ruisseau, titillant mes pieds nus et brûlants.
L’appel du coq au réveil de la nature, saluant le jour et son Créateur.
Le bruissement des feuilles dans le pommier fleuri, souriant à la vie.
L’air parfumé du printemps, transportant les effluves des lilas et des magnolias.
La valse des aurores boréales léchant le ciel sombre de ses feux follets enivrés.
L’annonce officielle du printemps par les outardes, gavées de soleil et d’espérance, cacardant leur retour ostentatoire, vers le Nord.
Le soleil d’automne dans un ultime effort qui n’en finit plus de saupoudrer sa poussière d’or sur un paysage déjà enluminé.