Ma vie amoureuse ( page 3 )

Ma rencontre avec celui qui devait devenir mon mari


À l'hôpital. je travaillais souvent sur l'étage des hommes et il y avait une grande salle en pédiatrie pour des jeunes patients. J'aimais beaucoup travailler sur cet étage, j'aimais plus soigner les hommes que les femmes. Ils étaient comme des grands bébés et j'aimais les soigner, j'aimais leur faire plaisir.

J'avais comme patient, un gentil petit bonhomme de trois ans. Les parents du petit (amis de la famille) venaient voir leur fils à chaque jour.

Un soir, le père du petit est arrivé avec son frère. Bel homme, grand, aux cheveux bruns frisés, grands yeux, belles lèvres, élégamment vêtu. Il me le présenta, il me dit quelques mots, d'une voix grave avec une diction parfaite. Ouf! quel homme! Je sortis de la chambre, sous le charme de ce bel inconnu. Je passais et repassais souvent devant la chambre, dans mon uniforme serré et ma démarche "sexée".

Je retournais voir mon jeune patient, C'était un prétexte pour revoir cet homme, bien sûr! Il me dit qu'il était en vacance pour une semaine, m'invita à sortir le soir même, avec son frère et sa belle- soeur. J'acceptai avec plaisir. Nous avons été danser ce soir-là, et il m'invita à chaque soir de la semaine.

Il repartit dans sa grande ville, à cinquante milles de la mienne, en me promettant de m'écrire et de me téléphoner. Je pensais à lui en me demandant: serait-il l'homme de ma vie? le prince charmant dont rêve toutes les jeunes filles?

Je commençai à recevoir ses belles lettres d'amour, ses téléphones à chaque jour. Il me visitait aussi souvent que possible.. J'étais heureuse à chaque fois que je le voyais, que je le touchais, que je goûtais à ses baisers, que j'entendais sa belle voix me parler d'amour, et que je sentais l'odeur de tout son être. Mes cinq sens s'éveillaient à son contact, à l'amour. J'étais amoureuse. Mais je pensais encore à mon amoureux d'enfance Jean. Il fallait que je lui dise

On s'est revus lors de ses congés d'été. Nous étions assis au parc et j'avais le coeur tout à l'envers, la gorge serrée. je lui ai dit que j'étais amoureuse de Gilles et que j'avais accepté de le marier. Il a pleuré, moi aussi et on s'est embrassé au son d'une belle chanson qu'on attendait au loin, c'était " Love Letters in the sand " Notre baiser a duré tout ce temps " faites le calcul... ( cette musique est sur ma page des lettres d'amour ) J'ai jamais oublié cette musique, encore moins ce baiser et quand je l'écoute, je pense à mon amoureux et à notre baiser d'adieu que j'oublierai jamais.

On s'est revus lors de retrouvailles, il n'est pas devenu prêtre, il s'était marié, avait divorcé et... ne m'avait jamais oubliée, moi non plus... car un ami d'enfance et un premier amour. ça ne s'oublie pas.

Je continuais d'être amie avec Patricia qui elle aussi avait rencontré l'amour. Pourtant on rêvaient toutes les deux de marier un médecin. Gilles était technicien à la télé et l'ami de Patricia était comptable. Mais on étaient toutes les deux en amour.


L'amitié que j'avais pour mes amis était très importante, je voulais continuer de sortir avec mes amies mais je ne pensais qu'à Gilles, je n'avais plus la tête à m'amuser car mon coeur était ailleurs, je ne pensais qu'à mon amoureux.

Gilles venait me voir à chaque semaine. Il n'avait pas encore d'auto alors il prenait l'autobus et faisait un trajet de 1 heure.

Pendant ses deux jours de congé, il restait avec moi. Il couchait à l'hôtel et moi je demandais mes congés à l'hôpital pour ces journées là. On sortait, on allait au cinéma, on se promenait et on allait danser le soir, mais les danses n'étaient plus les mêmes car Gilles ne dansait pas les " vites ", il préférait les douces, les lentes, les " slows " et moi aussi car j'étais avec l'homme que j'aimais et danser collé- collé me plaisait beaucoup et m'inspirait à l'amour.


Je demeurais chez maman et elle était très sévère car pour elle, il était toujours " assez tard ". Souvent Gilles devait partir car elle se promenait un peu plus que d'habitude devant le salon, elle nous chaperonnait et quelque fois c'était bien avant les heures fixées de ses autobus. Mais Gilles aimait beaucoup maman, et en homme galant et gentil, acceptait de me quitter mais ce n'était pas de gaieté de coeur. Je travaillais souvent de nuit, alors Gilles venait me conduire à l'hôpital en prenant une bonne marche tous les deux savourant ces moments de solitude et c'était juste avant de prendre son autobus pour son retour dans sa ville.

On s'écrivait à chaque jour même les journées où on se rencontrait. Il me quittait le soir et aussitôt rendu chez-lui, il m'écrivait. Je faisais la même chose moi aussi. Souvent je travaillais de nuit à l'hôpital quand Gilles venait me voir et quand il me quittait je lui écrivais. Aussitôt après avoir pris soin de mes patients et qu'ils étaient non souffrants et bien endormis, j'écrivais à Gilles, et je postais ma lettre le matin et Gilles faisait pareil aussitôt arrivé à son appartement, il m'écrivait. Souvent nos lettres se croisaient. J'ai toujours gardé nos lettres d'amour dans un coffret, bien cachées, avec rubans, à l'abri des regards indiscrets.

Quand Gilles venait me voir, il arrivait toujours avec un cadeau. Ce n'était rien de très dispendieux au début de nos fréquentations, il m'apportait souvent des disques, livres, bijoux et des fleurs à chaque fois qu'il arrivait. Il savait que j'aimais les bijoux surtout les boucles d'oreilles et les bracelets il m'en achetait selon ses moyens.

Moi j'étais heureuse car je ne pouvais me permettre de m'en acheter car je donnais presque tous mes chèques à maman qui était veuve depuis plusieurs années alors c'était moi qui lui aidait. Mais j'ai commencé à garder mes chèques car je pensais à mon mariage futur.

Après un an de fréquentations, Gilles a fait la grande demande à maman !