Ma vie amoureuse ( suite 2 )



Après mes études, je voulais profiter du temps de liberté que j'avais, pour sortir et aller danser. J'aimais travailler auprès des malades, j'aimais les soulager, les dorloter et les guérir mais j'aimais aussi sortir et m'amuser, voir des films, des spectacles mais surtout danser.

Je travaillais souvent la nuit et j'aimais ça, car ça me donnait des soirées entières et aussi quelques heures dans la journée. Je dormais suffisamment et maman prenait bien soin de sa fille.

Les garçons et les jeunes médecins commençaient à m'intéresser. J'ai fréquenté quelques beaux jeunes hommes et j'ai eu le coup de foudre 8 fois dans ma vie. Quand je rencontrais un nouvel ami, c'était le coup de foudre et j'étais certaine que c'était l'homme de ma vie et quand ça n'allait plus, après ma peine d'amour, j'en rencontrais un autre et j'étais de nouveau en amour et c'était un autre coup de foudre.

J'étais aussi certaine que ce serait un Jean que je marierais car sur mes huit amoureux, six s'appelaient Jean et deux Gilles. J'avais toujours mon ami d'enfance dans mon coeur qui s'appelait Jean, qui devait devenir un jour mon mari. Ses parents voulaient qu'il fasse un prêtre et l'ont inscrit au séminaire pour 8 ans. Il m'a demandé de l'attendre, qu'il ne serait pas prêtre mais qu'il terminerait ses études, me demandait de l'attendre...8 ans, j'ai pas pu, j'ai essayé de l'oublier sans réussir complètement.

Certains médecins essayaient souvent de nous "tripoter " dans les endroits isolés ou dans les ascenseurs. Et ce n'était pas ceux qui étaient libres et jeunes, non c'était des médecins assez âgés et mariés. Il y en avait un entre autre qui me flirtait continuellement, je devais toujours me surveiller quand j'étais seule avec lui.. Il était anesthésiste.

Un soir, après notre travail de soirée, vers minuit, il nous offre à Patricia et à moi de venir nous reconduire chacune chez-soi. Patricia demeurait loin de l'hôpital tandis que moi je demeurais à quelques rues. Alors étant certaine qu'il viendrait me conduire en premier, j'acceptai et Patricia aussi. Mais il a été reconduire Patricia avant moi.

On parlait de choses et d'autres et je me tenais près de la portière et j'avais hâte d'arriver. Il savait où je demeurais, il fallait bien que je lui dise. Mais il a passé devant la maison sans s'arrêter et a continué sur une route déserte et s'arrêta. J'ai commencé à prier en tenant la portière très fort. Il a commencé à me dire de ne pas avoir peur, qu'il ne me ferait pas mal, qu'il m'endormirait, puisqu'il était anesthésiste et de me laisser embrasser. Je le menaçai de sortir de l'auto, de courir sur la route et d'arrêter la première voiture, et j'ai ouvert la portière en priant comme jamais, le menaçant de le dire à sa femme, à tout le personnel de l'hôpital le lendemain, que Patricia attendait mon appel ( ce qui était faux ) mais il a eu peur je crois et il a compris que même si j'acceptais ses sourires, ses yeux doux, ses mains parfois un peu trop longues, j'étais pas une fille facile et il m'a dit d'oublier cet incident et on est repartis direction chez-moi.
La Sainte-Vierge m'a protégée et j'ai jamais accepté de me faire reconduire par le meilleur ou plus beau des médecins.

Le lendemain je travaillais et lui aussi mais qui croyez-vous avait le plus l'air bête ? Lui et il m'évitait et ne savait pas si j'en avais parlé à mes compagnes mais non j'ai gardé ça pour moi. Il a toujours été correct avec moi après. C'était un homme qui aimait les femmes et qui en profitait quand il le pouvait. Il était renommé dans l'hôpital comme étant un v...., mais un des meilleurs anesthésistes de l'hôpital

Je rencontrais des jeunes hommes de mon âge mais j'aimais Jean mon ami d'enfance et il venait me visiter pendant ses vacances d'été. Il demeurait loin de chez-moi puisque nous étions déménagés mais il avait de la parenté et il pouvait rester assez longtemps avec moi. Il étudiait pour devenir prêtre, j'ai rien contre les prêtres mais il était mon amoureux d'enfance et il m'avait promis qu'on se marierait, mais il voulait poursuivre ses études pour plaire à ses parents mais ne prononcerait pas ses voeux et de l'attendre, qu'on se marierait. Attendre...8 ans. J'ai pas pu et j'ai rencontré Gilles.