Ma vie amoureuse ( suite page 6 )


Comme je vous disais, on a décidé de nous impliquer dans les activités de notre paroisse. Gilles ne travaillait plus les fins de semaine et notre curé avait besoin de lui le dimanche pour faire les lectures à la messe. Gilles avant une très belle voix grave avec une belle diction, c'était le lecteur parfait pour toutes les occasions. Nous étions pratiquants alors on acceptait de travailler pour notre paroisse bénévolement.

On a organisé des soirées de bingo avec des amis, Gilles comme animateur et moi comme secrétaire et vendeuse et j'allais faire les dépôts le soir avec notre curé. Il a toujours était correct avec moi. Gilles m'attendait car je revenais toujours au presbytère On est devenu amis avec notre curé et il était spécial. il aimait les femmes, et il me taquinait souvent sur mes fesses et ma démarche. Il aimait aussi la boisson, racontait des histoires un peu et même assez osées mais juste à des amis qui l'acceptaient comme il était et nous, on avait pas à lui dire quoi faire. Il avait des évêques qui le surveillaient.

Il venait chez-nous l'avant-midi pour me demander de la boisson, des fois j'acceptais mais d'autres fois je refusais alors il allait ailleurs chez des amis qui acceptaient de lui en donner. Je le répète il a toujours été correct avec moi. Il me taquinait mais jamais de gestes déplacés envers moi. Il n'était pas très beau mais il était gentil envers nous et on l'acceptait comme il était. Mais certaines personnes ont dit q'il était amoureux de moi mais on disait la même chose envers sa secrétaire.

Il a dû accepter de suivre une thérapie car l'évêque le demandait et sans faire de bruit il a disparu pendant quelques mois car c'était grave il célébrait ses messes en état d'ébriété, chancelait et venait près de tomber, il n'y avait que ses proches amis qui savaient ce qui se passait, donc nous mais on en parlait pas.

Alors le vicaire a pris la cure de la paroisse, mon beau vicaire aux cheveux noirs frisés et aux yeux verts J'allais souvent à la messe le matin pour le voir et lui me regardait, j'étais contente et ça m'aidait à passer la journée. On continuait notre bénévolat à la paroisse et je voyais mon beau vicaire de plus près mais ça allait jamais plus loin que se regarder.

Un jour la fille d'une de mes amies est arrivé chez-moi avec deux petits chatons adorables, c'était les deux frères et ils n'étaient pas de race mais beaux et j'ai décidé d'en prendre un. Elle me le donnait et j'ai accepté sans en parler à Gilles avant. J'ai choisi le plus beau mais il fallait que je le fasse accepter par Gilles . Il l'accepta pour la fin de semaine seulement car il voulait pas d'animal. Mais il était tellement adorable ce petit minou, tellement beau et fin qu'il accepta et il est devenu notre " bébé ". J'ai choisi son nom Michou j'hésitais entre Elvis ou Tobi, j'aimais trop Elvis pour l'appeler ainsi alors ce fût Michou et il a vécu 17 ans avec nous.

Mais je continuais de m'ennuyer. je tricotais, faisais des petits et grands points et de la photographie. Je prenais beaucoup de photos, une vraie maniaque j'avais contunuellement ma caméra avec moi et je prenais en photos tout ce que je voyais de beau surtout les paysages et je continuais d'aller passer des journées à magasiner. J'avais aussi commencé à peindre sur des peintures numérotées et j'aimais ça et je les choisissais de plus en plus grandes.

Un jour Gilles m'a offert un magnifique cadeau, tout ce qu'il fallait pour peindre, chevalet, pinceaux, toiles. Il me dit; " vas-y t'es capable ". moi capable ? Je me rappelais qu'à l'école, je ne pouvais faire une ligne droite, pas bonne du tout en dessein mais j'ai toujours aimé les peintures, les expositions d'artistes connus et inconnus et j'étais en admiration devant leurs oeuvres.

J'aimais tout ce qui était beau mais surtout les paysages. Les levers et couchers de soleil me fascinaient. Quelle beauté ! J'ai décidé de me " lancer " vers ces genres de peintures. J'ai cherché un modèle parmi mes nombreuses photos et j'ai commencé à peindre pour la première fois de ma vie. Je fus surprise des résultats, j'étais fière de moi, de ce que je venais de faire, de ce que je pouvais faire et Gilles encore plus. Je ne voulais l'aide de personne, pas de professeur, pas de cours. je voulais me débrouiller seule. J'aimais ça comme une vraie folle, aussitôt une terminée, j'en commençais une autre. J'ai tout essayé, figuratifs, natures mortes, nus, etc. Mais j'avais un faible pour les paysages et quel beau passe-temps je venais de me trouver mais il est arrivé quelque chose dans notre vie qui pouvait la changer complètement.

On a changé de propriétaire, on avait un jeune couple d'italiens avec trois " bambinos " et détestables au possible. lui se plaignait qu'on faisait trop de bruit, j'étais toujours en pantoufles et Gilles travaillait, Il disait qu'on fermait la porte trop fort, on réveillait ses enfants, la boîte à malle faisait trop de bruit . il trouvait toutes sortes de prétextes pour dire qu'on était trop bruyants , il aurait fallu marcher sur la tête alors au lieu de se chicaner, on a décidé de s'acheter une maison et en banlieue et " adios amigos, banbinos, mon voisin d'en face qui me regardait prendre mes bains de soleil, la grande ville et mon beau vicaire.

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