Près de la fontaine

Je meurs de soif auprès d’une fontaine
Chaud comme feu et tremblant dedans.
En ce pays je suis en terre lointaine,
Près d’un brasier, frissonnant tout autant.


D’Amour la belle mord de toutes ses dents
Nue comme un ver , s’offrant à tout venant
Je ris et pleure attendant sans espoir,
J’arbore sourire, mon seul faire-valoir .


Succès factice , Ô mon grand désespoir,
Rien n’est plus sûr que chose incertaine…
Pour des faveurs gagnées ,sans le vouloir
Je meurs d’amour auprès d’une fontaine.

Janine Loisel
Tous droits réservés sur le poème et la photo


Janine Loisel, poétesse française