
Si...
Si les petits étaient des grands
Si les adultes étaient des enfants,
Si les oiseaux vivaient dans la mer,
Si les poissons volaient dans les airs,
Si l' enfer devenait le ciel,
Si les ours n 'aimaient plus le miel,
Si les fantômes ne faisaient plus peur,
Je serais tout perdu dans mon coeur...
Si les arbres pouvaient marcher,
Si la terre pouvait chanter,
Si ce qui est laid devenait beau,
Si l' hiver devenait chaud,
Si le coq pondait un oeuf,
Si l' herbe mangeait le boeuf,
Le monde serait très fou,
Mais comme ce serait tout doux.
Si la gauche devenait la droite,
Si une bouteille était une boîte,
Si le monde vivait dans des bateaux,
Si le mendiant habitait un château.
Si la voiture volait,
Et si la pierre parlait,
Le corbeau serait plus sage que le renard,
Et le pauvre deviendrait un richard.
Si la dame était un monsieur,
Si on sentait avec les yeux,
Si les politiciens étaient intéressants,
Si les mécréants n'étaient pas méchants,
Si la paix remplaçait la guerre,
Si la lune devenait la terre,
Si mon frère était gentil
Alors, j' aimerais mieux la vie.
Si le soleil devenait noir,
Si tu ne pouvais rien voir,
Si l' homme devenait insensible,
Si la vie était impossible,
S' il n' y avait plus d ' enfants,
Si les enfants ne devenaient plus parents,
Le monde serait donc bien vide,
Le monde s 'arrêterait, rapide.
Si le père Nöel arrivait à Pâques,
Si les gens vivaient dans des flaques,
Si les gens marchaient les pieds dans l ' eau
Si les arbres n ' étaient pas si beaux,
Si j' avais plus souvent un anniversaire,
Si ma mère devenait soudain mon père,
Si le jour et la nuit étaient le même,
Alors je n' aurais pas écrit ce poème.
Si la pomme n' était pas dans les branches,
Si la neige n' était plus blanche,
Si la femme était l ' homme,
Si le printemps était l ' automne,
Si le pied était la main,
Si la mort n' était plus la fin,
Tout le monde serait confus,
Et nous ne comprendrions plus...
Et si je n'étais plus moi, qui serais-je ?
Inconnu