Un inspecteur des tribus aborigènes d'Australie se présente chez l'une d'elles pour vérifier
si le côté sanitaire est en état. Tout va bien sauf ce chien galeux et plein de poux.
Il demande au propriétaire du chien, un petit homme d'une trentaine d'années,
de se débarrasser au plus tôt de ce chien. Le propriétaire refuse. Alors l'inspecteur sort son
revolver, abat le chien et part. Il n'a pas fait dix mètres qu'il reçoit un boomerang en plein
sur la tête et son crâne éclate. Le responsable se réfugie dans le désert tout proche et on ne le
revoit plus.
Un peu plus tard, le fils de la victime, un athlète de 1m 95 et de cent trente kilos se présente
au village. Il s'informe mais personne n'a jamais revu le tueur. Alors le fils, avec son Landrover,
décide d'aller seul à sa recherche. dans le désert. Il le retrouve et lui demande si sa figure lui
rappelle quelqu'un. Comme il ressemblait beaucoup à celui que l'aborigène avait tué, ce dernier a
vite fait le lien et il se mit à trembler de tous ses membres..Le fils attacha l'aborigène à un arbre
et attendit qu'un kangourou se présente. Une heure plus tard, en voilà un qui se promène dans
les parages. Notre homme n'a aucune peine à s'en saisir, attache le tueur aux pattes arrières
du kangourou et en route pour la promenade.
Le kangourou part et notre homme le suit avec sa camionnette. Tout à coup l'animal s'embrouille
dans un terrain épineux et tombe. Notre homme lui commande de se relever. Rien à faire.
Alors, de toutes ses forces, il administre à l'animal un de ces coups de pied dans les côtes.
Erreur fatale. L'animal disposait encore d'assez de force pour exécuter une ruade en règle
L'homme fait un vol plané et se retrouve par terre le ventre ouvert, les intestins dehors.
Maintenant c'est notre colosse qui se trouve à la merci du petit aborigène. Que va faire ce dernier.
Il enlève les liens qui attachent ses mains, en les frottant contre le pare-chocs de la camionnette.
Voyant l'état lamentable du colosse, il lui enlève sa chemise, va chercher aux alentours des
plantes médicinales, fait un pansement et l'applique sur le ventre du blessé.
Ce travail terminé, il reprend son arc et ses flèches et repart tranquillement sans dire un mot.
Par miracle, l'homme blessé, d'une constitution hors du commun, récupère assez rapidement
et retourne chez-lui. C'est là qu'il se met à réfléchir sur le geste de l'aborigène. Il avait enfin compris
que l'amour et la compassion sont plus forts que la haine. Il venait d'en avoir un exemple vivant.
Tout bouleversé par ce geste, il se met à étudier, devient pasteur et pendant des dizaines d'années
il s'adonne à ce ministère,
en n'oubliant jamais de faire mention de ce qui lui est arrivé
inconnu