
Elle était à l'aéroport d'Atlanta et devait y
prendre un avion pour retourner chez-elle. Une tempête de neige retarda son départ. Impatience, frustration et inquiétude s'installaient en elle.
Pendant qu'elle rageait à l'intérieur d'elle-même, un vieil homme est venu s'assoir
près d'elle. La femme remarqua qu'il pleurait. De toute évidence, cet homme
vivait quelque chose de très douloureux.. Mais pas question pour cette femme de
se mêler de cela. Le coeur n'y est pas.
Elle a déjà assez de problèmes comme cela
Quelques jours plus tard, la jeune femme a encore en tête la scène du vieil
homme qui pleurait. Elle a même rêvé à lui : il était assis avec elle dans la même
chaloupe. Le vieil homme pleurait et ses larmes remplissaient la barque, au point
où clle-ci menaçait de couler. La femme essayait de vider la barque ou de mettre
la main pour empêcher les larmes du vieil homme, mais rien n'y faisait.
Puis, elle s'est mise à regarder l'homme: quand elle le regardait, les larmes
arrêtaient de couler: quand elle regardait ailleurs, les larmes reprenaient.
Ce rêve lui fit comprendre deux choses importantes. Premièrement nous
somme tous dans le même bateau, Nous flottons et voguons ensemble,
ou nous coulons ensemble. Deuxièmement, pour aider les autres, point n'est besoin
de régler leurs problèmes ou de les prendre sur nous. Un simple regard amical
une oreille d'écoute suffisent souvent pour illuminer la vie de l'autre et
faire flotter la barque.
J'entends encore maman, préparant le repas, fredonner cette vieille chanson
: " Quand on est heureux tous les deux "... Il suffit de peu de choses... "
Ça fait longtemps que Jésus nous fredonne cet air-là..., surtout quand la barque prend l'eau. Son regard ne me quitte pas pas... son oreille est toujours attentive.
Il n'a pas le choix de faire autrement d'ailleurs, le bon Dieu, puisque c'est lui
qui m'a fait monter dans sa barque. Il prend les rames, me regarde et m'invite
à chanter avec lui : " Partons le mer est belle... "
Inconnu