

Un beau soir d'été.
Un beau bouquet de roses à la main.
Un beau sourire au coin des lèvres.
Il était arrivé tout de suite après le souper:
il ne voulait surtout pas être en retard
ou la manquer.
Il l'avait attendue longtemps,
longtemps, longtemps,
elle n'était pas venue.
Alors il avait laissé les roses sur le banc
et s'en était retourné chez lui.
Le coeur gros.
Le pied pesant.
Une passante vit les roses sur le banc...
Toutes seules...
Elle comprit.
Et elle se dit: " Comme c'est dommage! "
Jules BEAULAC,
( Des gens et des choses, L'Essentiel 1993 )