

La brunante qui s'est déjà installé ne facilite pas la recherche. Ce sont les pleurs de l'enfant qui
l'orientent : un jeune garçon- comment a-t-il fait son compte ? - est tombé dans la fosse à purin,
derrière la grange. Epuisé, le jeune se prépare à une mort certaine. À plus tard les betteraves et
le dételage de son cheval...
Fleming court chercher corde et échelle et n'hésite pas à descendre
dans la fosse, à saisir à bras le corps l'enfant pour le sortir de cette impasse.
Madame Fleming a vite fait de laver l'enfant, de le revêtir des habits de son propre fils, et le fermier
Fleming de ramener chez lui son « protégé », se contentant de le déposer devant la luxueuse maison
que le garçon lui a indiquée... et hop ! ... retour à la ferme.
Au même moment, le jeune Fleming sort de la maison pour voir son père, Présentation du fils et
du bourgeois, alors que madame Fleming arrive avec les vêtements bien lavés et repassés pour les remettre au monsieur distingué qui les visite. Celui-ci de dire : « Je vais faire un marché avec vous.
Permettez-moi de donner à votre fils la même éducation que je veux donner au mien.
Si le fils ressemble
à ses parents, nul doute qu'il sera un grand homme ! »
Le noble en question
s'appelait Lord Randolph Churchill et le fils deux fois sauvé par les Fleming, Sir Winston Churchill.
On lance nos cris d'appel, on agit avec droiture et bonté, on sème des actes de paix, et voià que
d'étrange façon, une main invisible mais présente nous renvoie, à Sa façon, bonté pour bonté,
amour pour amour... le « boomerang » aurait été trouvé par des aborigènes d'Australie.
Je ne serais pas surpris que le Sacré-Coeur y soit pour quelque chose sans cette découverte
merveilleuse et qui « sauve » encore plus de vies que la pénicilline.
Clifford Cogger