
Je me revois lorsque j'avais vingt ans, perdue, dans un monde qui me semblait
bien grand, alors que mon seul souci, était de quitter ce monde d'enfant...
J'ai ensuite connu l'amour et très vite, j'ai vu, que le monde des grands,
me réservait bien des tourments... ma vie , poursuivait sa course,
me bousculait au gré du temps.
Et puis là, sont arrivés les trois plus grands amours de ma vie...
et jamais à ce moment-là, je n'aurais cru, que ce ne serait pas toujours
un jardin fleuri...
J'ai connu le chagrin et les nuits sans fin, et, me sentant trahie, j'ai crié
seule dans la nuit.
Ce sont les blessures du coeur, bien plus que celles du corps,
qui font
les plus profondes cicatrices...

Mais aujourd'hui je réalise, avec les années et la maturité acquise,
que rien, n'est jamais perdu, que chaque larme versée a sa raison d'être...
et qu'à travers toutes ces épreuves que j'ai dû traverser, la vie, a encore
sa beauté et que rien n'est comparable au sourire d'un enfant... qui se blottit
contre toi, tout doucement.. et que laisser parler son coeur, c'est ouvrir
la porte à l'espoir pour se laisser délivrer de ses chaines d'amertume.
Oui , la vie aura toujours un sens. Elle nous apprend à devenir maître
de nous-
même et nulle richesse, n'est plus grande que de savoir l'apprécier
Claire de la Chevrotière
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