Je me noie l'espace d'un instant.
Perdu dans les méandres profonds,
D'un bonheur sans nom.
Comme le chant d'une sirène, elle m'appelle.
Elle me donne l'envie d'en violer l'intimité,
D'un rapide et doux baiser.
De t'aventurer sur un sentier caché.
Mais c'est un sentier de fleurs,
Alors abandonne-toi à moi, mon aimée.
Ma bouche contre tes lèvres humides.
Si le premier est bon,
Le second est de loin plus profond.
Comparable à la marée sur la berge.
Cette seule vague qui se retire,
Sans un murmure ou un soupir.
Nous qui pensions être liés pour toujours.
Mais le charme est rompu,
Par une bruyante intrusion inattendue.
Chacun la mort dans l'âme.
Espérant encore nous rencontrer,
Pour reprendre où nous avions arrêté.
Vincent Labranche,
( 17 ans )