
Contemplant les poissons aux nuances rubis
L’oiseau descend des cieux oubliant son chagrin
En pensant qu’il faudrait recommencer son nid
Elle arrache aux nuées de fines perles d’eau
Offrant à la lumière l’évanescente armure
De son cœur entrouvert, de son bouton si pur
J’enfonce mes racines et je deviens douceur
Il me semble marcher sur la cime des branches
Tant mon pied est léger et mon âme pervenche
Sous un carré de ciel au fil de mes chimères
J’ai vu le printemps naître de l’hiver.
Arlette Février-Muzard