



Les feux d'artifice
qui, toute la journée,
ont pétillé dans ma tête,
s'éteignent un à un.
Les étoiles qui n'ont cessé
de scintiller tout le jour dans mes yeux
commencent à perdre de leur éclat.
La mousse qui s'était accumulée
au fil des heures,
comme un collet
dans un verre de bière,
s'est mise à descendre lentement
au fond de mon être.
La surface de mon âme
ressemble à un lac
au coucher du soleil :
la vague diminue,
l'eau s'étend comme une nappe
et les montagnes commencent à s'y reconnaître
comme dans un miroir.
Mon âme est en paix
tout contre moi
.
Une douce tranquillité l'habite.
Tout est calme
au pays de mon coeur.
Je suis bien.
Il n'y a plus de bruits,
ni dehors, ni dedans.
C'est la grande sérénité,
c'est le silence total :
plus de vagues,
plus d'éclairs,
plus d'agitation.
Rien qu'une harmonie profonde,
pleine de silence...
pleine de Toi aussi!
Car, je te sens,
au creux de mon coeur.
Ta présence me remplit
comme elle peuple
les plus beaux couchants.
Douce Tranquillité,
souveraine Paix,
tendre Sérénité,
je veux rester en toi
comme en une eau calme,
je veux rester blotti contre toi
comme un tout petit enfant
tout contre sa mère.
Amen.
Jules BEAULAC,
Je parlerai à ton coeur, Médiaspaul 1995, p. 31
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