Quand je ne serai plus
J'écris afin que le jour où je ne serai plus
On sache combien la vie et ses plaisirs valent d'être vécus
Que ces mots donnent à la génération future
L'envie d'aimer tout, et l'heureuse nature.
Attentive aux travaux des champs, des moissons,
J'aurais voulu forger chaque jour, de sublimes saisons!
Car, ces éléments : le feu, la terre et l'eau,
Transcendent en mon âme ce qu'il y a de plus beau.
Je vous livre ce que j'ai ressenti,
D'un cœur par lequel la raison souvent prévalut
En mon sein, ce vaste repli
De n'offrir qu'un vaste chahut.
Peut-être qu'un jour, en lisant ces écrits,
Sentant mon émoi, mon trouble et mes dédits,
Un homme trouvera remords
Près de ma tombe, aux bords.
Janine Loisel