Soirs de vent

Je m'enroule dans l'épaisseur de mon rêve
La nuit autour de moi
Tisse ses méandres d'ombre
Et m'emprisonne
Dans les couleurs subtiles
Qui tapissent mes paupières closes.

Pays d'un instant
Pays sans lendemain
Qui apporte apaisement
Les soirs de grand vent.

Je m'enroule dans l'épaisseur de mon rêve.

Et les fantômes de mes bonheurs fanés
Se promènent dans les jardins abandonnés
Où déambule mon coeur
Éperdu.

Colette Côté

Les poèmes