
Souvent...on pleure;
Rien n'est plus touchant
que la vue d'une larme
qui descend
pour se poser sur la joue.
C'est la sensibilité qui
nous déjoue.
Souvent...on pleure;
À la naissance d'un enfant,
c'est la beauté.
Devant ce miracle, le coeur est
tout chaviré.
Souvent... on pleure;
Devant la perte subite d'un être cher
le cœur très effondré,
il devient très amer.
Souvent...on pleure;
À entendre chanter son enfant,
le cœur ne peut résister à
ces gestes touchants.
Souvent...on pleure;
À juste regarder un film
émouvant.
Le cœur laisse couler ses
sentiments.
Souvent...on pleure;
À la découverte inespérée
de l'amitié;
Devant ce bonheur, le cœur
se sent honoré.
Souvent...on pleure;
Devant les aveux troublants
de confidences.
Le coeur suffoque devant
tant de souffrance.
Souvent... on pleure;
À s'être aimés jusqu'à
l'abandon.
Le coeur est charmé de s'être
donné à fond.
Souvent...on pleure;
À se faire insulter par
des mots blessants.
Le coeur voudrait crier, tellement
c'est déchirant.
Souvent... on pleure;
Devant l'impression forte de
l'injustice.
Le coeur révolté pour lui c'est
le supplice.
Souvent... on pleure;
Juste à la pensée de vieillir et
de mourir.
Le coeur ému, alarmé, il ne peut
se retenir.
Sans avertir dans tous ces
bouleversements,
personne n'est prêt à tant de
dérangements.
Savoir accepter les contrariétés
de la vie,
Devant ces émotions, trop souvent
le coeur réagit.
L'âme dans son intérieur, il se
produit un grand
désarroi.
Devant ce désordre complet,
il provoque beaucoup
d'émoi.
Le coeur troublé, il en a pris
l'habitude
de pleurer devant la crainte et
l'inquiétude.
Souvent pleurer,
on nous dit que
c'est un signe de faiblesse.
Pourtant, verser des larmes
peut être qualifié de noblesse.
Pleurer pour une joie
ou une peine,
c'est normal quand on aime.
Souvent je pleure.
Et vous ?
Poème de Jalet